Warcraft : Le commencement, une adaptation convaincante

Warcraft est une licence bien connue des joueurs de jeux vidéo et c’est le réalisateur Duncan Jones qui était chargé de le porter sur grand écran. Le film revient sur les origines du conflit qui oppose les Orcs aux Humains.

Warcraft : Le commencement s’ouvre sur la mort du monde de Draenor, celui des Orcs. Ces derniers tentent de le fuir avec l’aide de Gul’dan, qui grâce à ses pouvoirs, ouvre un portail vers Azeroth. L’Alliance, menée par les Humains et particulièrement Lothar, est alors envahie et doit s’organiser pour refermer le portail afin d’empêcher la horde d’Orcs d’arriver sur Azeroth.

My life for the Horde!

C’est en profane que j’ai été voir Warcraft. Si j’ai pu jouer au troisième opus il y a un certain nombre d’années, je n’ai jamais été un grand fan de la licence. Ainsi je ne parlerai pas des ressemblances et de la fidélité avec le jeu vidéo.
Du coup, j’avais un peu peur d’être paumé et de pas comprendre toutes les subtilités. Pourtant, et même si j’ai probablement manqué des références, l’histoire est suffisamment bien racontée pour qu’on s’y retrouve. Pareil pour les personnages qui ont chacun un caractère bien défini et une attitude propre qui permet de les distinguer et de comprendre leurs motivations. Malheureusement le film se prend un peu les pieds dans le tapis lorsqu’il s’agit de faire interagir les personnages ; ils parlent absolument tous la même langue jusqu’à ce qu’en plein milieu du film avec un effet de caméra improbable, on nous fasse comprendre qu’en fait Orcs et Humains ne se comprennent pas.
Si le scénario ne révolutionne pas le genre de l’heroic fantasy,  il est suffisamment accrocheur pour tenir en haleine jusqu’à la fin. Alliances et trahisons, rebondissements, scènes épiques, tout est là et c’est diablement efficace.

Hurlevent, Forêt d’Elwynn, Dalaran… Les environnements sont nombreux et tous visuellement réussis. Il arrive certes quelques fois d’être gêné par le fait que la plupart des scènes soient tournées sur fond vert, mais dans l’ensemble les images de synthèse sont de bonne qualité et les quelques acteurs ne font pas tâche dans cet univers -presque- tout en 3D.
Le film offre quelques scènes mémorables avec des combats qui rappellent quelques scènes cinématiques dont Blizzard a le secret. Sans être époustouflantes, ces scènes impressionnent par la qualité de l’animation des personnages, un point qui inquiétait après quelques bandes annonces mal branlées.

I’m done with your Horde

Warcraft : Le commencement fait donc le travail. Malgré des lacunes comme un humour bienvenue mais inefficace, et une incompréhension au niveau des langues parlées par les protagonistes, le monde de Warcraft est enchanteur et l’aventure suffisamment rythmée et intéressante pour en faire un bon film d’heroic fantasy.
Pourtant ce n’était pas gagné, annoncé en 2006, le film a mis du temps avant de se concrétiser et on pouvait légitimement craindre le pire. Entre changement de réalisateur et date de sortie repoussée, la production du film a connu de nombreuses péripéties. Et quand on voit la qualité des adaptations de jeux vidéo au cinéma, il était bien difficile d’être optimiste. Mais finalement le réalisateur Duncan Jones s’en tire avec les honneurs et pose les bases d’un univers sympathique qui peut ouvrir la voie à une bonne saga. Reste à voir maintenant s’il y aura une suite et si oui, quelle direction elle prendra.

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