La folle journée de Ferris Bueller, le teen movie par excellence

Les années 1980 ont vu apparaître un certain nombre de teen movies notamment grâce au scénariste et réalisateur John Hughes. Intéressé par les questions qui touchent l’adolescence, il y a consacré plusieurs oeuvres comme Une créature de rêve ou The Breakfast Club. Avec La folle journée de Ferris Bueller, il porte un nouveau regard sur une jeunesse impertinente et passionnée.

Ferris Bueller (Matthew Broderick) est un adolescent populaire dans son lycée de banlieue de Chicago. Cancre au grand cœur, il décide de sécher une journée de cours pour passer une journée dehors avec son meilleur ami Cameron (Alan Ruck) et sa copine Sloane (Mia Sara) qu’il entraîne dans son délire. C’est à bord de la Ferrari 250 de 1961 du père de son meilleur ami que les trois compères vont enchaîner les aventures dans la ville de Chicago.

Le fantasme ambulant

Match de baseball, exposition d’art, parade, tout est bon pour s’amuser. Au cours de quelques heures les trois adolescents s’émancipent de l’autorité parentale et de la «prison» que représente le lycée pour laisser place à tous leurs rêves. Tout cela en se fondant sur la devise de Ferris, «life moves pretty fast. If you don’t stop and look around once in a while, you could miss it». Il décide de vivre tel qu’il le souhaite et fédère ses amis autour de lui, qui voient en lui une sorte de héros. C’est la vie telle qu’on l’a tous rêvé, où l’on ne se soucie ni des problèmes et ni des règles.

Toutes les problématiques de la jeunesse y passent et Ferris n’en épargne aucune, ainsi le film regorge de scènes et dialogues mémorables. Il y a par exemple le proviseur qui, obnubilé par l’idée de coincer Ferris en prouvant qu’il sèche les cours, va connaître toutes sortes de péripéties aux abords de sa maison. Ou encore le moment où Cameron se laisse convaincre de braver les règles -une idée à laquelle il est peu habitué- en «empruntant» la voiture de son père pour aller en ville et sécher les cours. Et que dire de la sœur (Jennifer Grey) de Ferris qui va se retrouver dans une conversation improbable avec un dealer de drogues (incarné par Charlie Sheen) au commissariat.
Mais s’il faut choisir une scène, c’est probablement celle de la parade où Ferris s’abandonne complètement en faisant mine de chanter Twist and Shout des Beatles, sous l’admiration de ses amis.

Twist and Shout

Les réussites du film sont multiples, au-delà de cette simple histoire qui donne le sourire avec en fond une bande son géniale. Matthew Broderick (Ferris) est attachant, dans ce rôle il est capable de sortir de situations improbables avec malice. A ses côtés Alan Ruck (Cameron) joue bien le rôle de l’ami un peu naïf, tandis que Mia Sara (Sloane) cache un certain mordant derrière un sourire séducteur. Sachant que le réalisateur a laissé énormément de libertés aux acteurs (il affirmait connaître le début et la fin du film, et le reste viendra naturellement), le film compte ainsi de nombreuses scènes et dialogues improvisés.
La folle journée de Ferris Bueller va également à l’encontre de tous les clichés qui gangrènent les teen movies de nos jours. Ferris est un adolescent populaire mais n’est pas particulièrement riche, ni quarterback de l’équipe de football américain du lycée. Pire, il est plutôt connaisseur en informatique mais n’est pas dépeint comme un nerd. Son ami est moins impertinent que lui mais se laisse facilement embarquer dans l’aventure, il semble parfois admiratif de Ferris car celui-ci est capable de braver tous les obstacles pour s’amuser et défier l’autorité représentée par le proviseur du lycée.

Le ton impertinent du film a également joué un grand rôle. Alors qu’on assiste à des scènes, des blagues et absurdités probablement déjà vues, le héros s’adresse régulièrement au spectateur en brisant le quatrième mur afin de souligner sa réflexion ou encore l’absurdité de la situation. Cela jusqu’à la toute fin où dans une scène bonus en fin de générique Ferris conseille aux spectateurs de rentrer chez eux, car le film est terminé. Une scène reprise quasiment à l’identique à la fin du film Deadpool plus récemment.

La folle journée de Ferris Bueller est donc un film mémorable. Plus abouti à mes yeux que The Breakfast Club, il permet de suivre trois adolescents plein de rêves et d’espoirs qui, l’espèce de quelques heures, se laissent aller à la fête et aux joies les plus simples. Le film n’a pas pris une ride et chacun devrait l’avoir vu au moins une fois dans sa vie. A une époque où les teen movies riment avec niaiserie et/ou vulgarité, beaucoup devraient s’en inspirer.

«Ferris Bueller, you’re my hero»

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