Star Trek : Sans limites, la survie de l’équipage

Star Trek : Sans limites est le troisième film de la saga depuis le reboot initié par J. J. Abrams en 2009. Cette fois-ci réalisé par Justin Lin, le film met en scènes l’équipage de l’Enterprise et sa confrontation avec un peuple inconnu.

Après trois ans à explorer l’espace dans le but de former des liens diplomatiques avec de nouveaux peuples, l’équipage du USS Enterprise arrive sur la station spatiale de Yorktown pour se reposer et ravitailler le vaisseau. Peu de temps après leur arrivée, un petit vaisseau piloté par une certaine Kalara (Lydia Wilson) fait son apparition sur la station, celle-ci affirme que son équipage est pris au piège sur une planète inhospitalière dans une nébuleuse jusqu’alors inexplorée par la Fédération. Le capitaine Kirk (Chris Pine) décide de lui porter secours et part donc en direction de la nébuleuse avec l’Enterprise et Kalara. Sur place le vaisseau est attaqué par des milliers de petits vaisseaux qui forment une sorte d’essaim, ces vaisseaux transpercent la coque de l’Enterprise et permettent à leur chef, un certain Krall (Idris Elba), de s’introduire et voler un artefact que détenait le vaisseau de Kirk. L’Enterprise est alors disloqué et part à la dérive, avant de se crasher sur la planète dont leur a parlé Kalara.

La fin d’un symbole

Justin Lin prend le pari très tôt dans le film de détruire l’Enterprise. Ce vaisseau mythique et reconstruit dix fois n’est donc pas au centre du film puisque son équipage est contraint de l’abandonner en s’enfuyant dans l’urgence vers la planète où ils étaient censés apporter leur aide à l’équipage de Kalara. On a droit à de superbes images du vaisseau à la dérive et de son arrivée dans la douleur sur la planète en question : un grand moment du film assurément, qui pose bien l’ambiance. L’équipage est alors éparpillé sur la planète rocheuse entre les décombres du vaisseau, et cherchent chacun en petit groupe à se retrouver. Mais ils découvrent rapidement la menace puisqu’il s’agit de la base de ce Krall qui les as attaqués dans la nébuleuse. C’est alors que Scotty (Simon Pegg) fait la connaissance de Jaylah (Sofia Boutella), une autochtone dont le peuple a été capturé par Krall. Un peu plus tard ces deux-là vont retrouver Spock (Zachary Quinto) et Leonard McCoy (Karl Urban), puis rejoindre Kirk (Chris Pine) et Hikaru Sulu (John Cho) pour organiser l’affrontement contre Krall, qui a capturé le reste de l’équipage de l’Enterprise.

Ce crash du vaisseau est une bonne idée, il permet de diviser l’équipage dans plusieurs endroits et donner lieu à un rapprochement de quelques uns d’entre eux, forcés de s’entraider pour retrouver le reste des troupes. On découvre des alliances inattendues, mais également des doutes chez Spock et Kirk qui s’interrogent sur leurs avenirs respectifs lors de cette période de séparation et d’isolement. C’est aussi l’occasion d’introduire un nouveau personnage, Jaylah, une extraterrestre rebelle qui va assister les héros dans le sauvetage des leurs. Un nouveau personnage qui apporte une touche intéressante et qui bouleverse dans le bon sens la dynamique qui s’était installée avec les précédents films, en évitant la redondance que l’on pouvait craindre. Au-delà de ça, les personnages vont surtout devoir affronter un extraterrestre hostile et surpuissant, dont le passé est révélé assez tardivement dans le film et qui laisse un goût un peu amer tant son histoire et ses motivations ne surprennent pas avec cette impression de déjà vu. Mais malgré ça les affrontements donnent lieu à des scènes rythmées et maîtrisées, que ce soit dans un vaisseau, à la surface d’une planète ou dans l’espace. Avec des images de synthèse à la pointe, on se laisse embarquer dans des batailles spatiales de grande envergure qui en mettent plein les yeux.

In Kirk We Trust

Ce Star Trek : Sans limites est surtout l’histoire d’un équipage qui va se réunir derrière la personnalité du capitaine Kirk, malgré les nombreuses pertes et les épreuves, ils vont se battre sans relâche sur la volonté d’un capitaine prêt à se sacrifier pour ses troupes. Même si on regrettera que les nombreux morts au travers de cette aventure sont très vite oubliés, surtout lors de la dernière scène d’un goût douteux, qui ne se soucie guère des milliers de victimes. Dans ce film la Fédération est également face à ses responsabilités et plus particulièrement les conséquences de ses actions passées, puisque le grand méchant a un passé tumultueux avec celle-ci. La Fédération est entièrement responsable du nouveau mal qui émerge, ce qui rappelle beaucoup Star Trek : Into Darkness.
Si l’on pouvait craindre du changement de réalisateur, il n’y avait finalement pas lieu de trop s’inquiéter. En effet le réalisateur des derniers Fast & Furious, Justin Lin, fait ni plus ni moins que du J.J. Abrams, avec une caméra au cœur de l’action (qui donnera une sale migraine à certains) et du conflit, accompagnée par ce sentiment d’abandon et de désespoir devant l’immensité de l’espace. Du coup on n’est pas trop chamboulé de ce côté, d’autant plus que la photographie ou la bande son restent également très proches ce qui était proposé dans les deux précédents films.

Cette troisième aventure depuis le reboot est donc une réussite à mon sens. Justin Lin continue ce qui avait été entrepris en ne prenant pas beaucoup de risques sur la forme, mais sur le fond il nous propose une aventure bien différente des autres films avec un équipage clairsemé, un choix qui s’avère payant puisqu’il casse la routine qui avait pu s’installer. L’ensemble est suffisamment haletant et spectaculaire pour nous faire passer un bon moment, la science-fiction du genre (et de qualité) se faisant plutôt rare, ce serait dommage de ne pas en profiter. Enfin, comme une sorte d’hommage à Leonard Nimoy et Anton Yelchin, l’Enterprise tel qu’on l’a vu dans Star Trek : Into Darkness disparaît et ce film marque un nouveau départ pour l’équipage.

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