The Greatest Showman, une célébration de l’humanité

Hugh Jackman revient à ses premiers amours, les comédies musicales, avec The Greatest Showman, un film réalisé par Michael Gracey et qui s’inspire de la création du cirque Barnum de Phineas Taylor Barnum.

Dans les années 1870 et après avoir grandi dans la pauvreté, l’américain Phineas Taylor Barnum (Hugh Jackman) voit l’entreprise où il travaille faire faillite. C’est alors qu’il décide de prendre son destin en mains et réaliser ses rêves : développer un grand spectacle, un freak show, où les différences de couleur, de forme, de taille ne seraient plus moquées par le public mais acclamées.

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The show must go on

Lors d’une courte séquence d’exposition le réalisateur nous présente son héros, un homme parti de rien, qui a vécu dans la rue et dû voler pour survivre. La seule chose qu’il possède, c’est son amour pour Charity, la fille d’aristocrates locaux. Un amour réciproque, et les deux vont filer une vie pleine d’aventures bien que le père y soit farouchement opposé. Des années plus tard, ils ont fondé une famille et les aventures n’en ont jamais vraiment été, c’est plutôt une vie modeste qui les attendait et pour ses deux filles, P.T. Barnum souhaite enfin être son propre chef, créer sa propre société et offrir la vie de rêve qu’il avait promis à sa femme. C’est ainsi qu’il va en arriver à créer son « freak show », à une époque où tout ce qui est différent était moqué. Si ses intentions sont difficiles à déceler, il ne fait aucun doute qu’il parvient à réunir et monter un spectacle de qualité, qui va finir par attirer les foules. Un tel succès, que sa vie va rapidement changer et finir par lui tourner la tête. Le film joue constamment avec les deux visages de son héros, d’un côté fervent défenseur des « autres » et des différences, d’un autre un business man assez froid et aveuglé par la gloire. Pour l’aider à se développer toujours un peu plus il trouvera son pendant, plus jeune, en la personne de Philipp Carlyle (Zac Efron), un riche exploitant de pièces de théâtre.

C’est en s’entourant des meilleurs qu’il va pouvoir monter un spectacle unique, et c’est de la même manière que le réalisateur Michael Gracey parvient à nous captiver. Tout le cast fonctionne, qu’il s’agisse de ceux qui interprètent les « freaks » ou les autres, tout nous transporte dans un univers unique grâce à un spectacle qui fonctionne parfaitement. La bande originale est un succès avec une multitude de chansons accrocheuses qui, étonnamment, s’inscrivent sans problème dans l’univers du cirque. En tant que spectateur j’ai été porté d’un bout à l’autre du film avec le sourire aux lèvres, au rythme des événements et des chansons qui se déroulaient devant moi. Les actrices et acteurs ont su s’imprégner de leurs personnages et offrir des performances à la hauteur. Zac Efron et Zendaya sont à la hauteur bien évidemment, alors qu’ils ont été biberonné au show à la Disney. Pour les autres, on retiendra Keala Settle, elle qui est habituée aux comédies musicales de Broadway et qui montre là tout l’étendu de ses talents sur le grand écran.

L’ivresse de l’argent

Mais si le film fonctionne c’est aussi et surtout grâce à cette histoire passionnante. Parfois drôle mais surtout touchante, on va au-delà de la simple « corruption » d’un homme face au succès. C’est avant tout, comme l’un des protagonistes l’affirme, une célébration de l’humanité, dans toutes ses formes et toutes ses couleurs. Le New York de 1870 est séduisant par son architecture mais répugnant par ses idées, et c’est un spectacle osé qui va donner une vraie voix à des personnes que l’on a toujours forcé à se cacher de tous les regards. Les idées sont fortes et les personnages les portent de la meilleure des manières. On reprochera probablement au film de parfois perdre le fil et s’égarer avec un rythme qui a tendance à retomber, mais tout repart de plus belle à chaque fois et son cast, ses chansons et son univers sont si séduisants que je n’ai pu que sortir de la salle avec le sourire et le sentiment d’avoir vu là un très beau moment de divertissement.

Forme la plus pure du divertissement, la comédie musicale est un genre qui se fait assez rare au cinéma. Mais lorsqu’elle réapparaît, elle a tendance à rencontrer le succès, à l’image de La La Land qui a été acclamé l’année dernière. Si The Greatest Showman ne rencontrera probablement pas le même succès, c’est une comédie musicale qui fonctionne à merveilles et qui mérite amplement d’être vu par tous ceux qui souhaitent voir un véritable « show ».

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