Tomb Raider, l’histoire d’une légende

Saga de jeux vidéo à succès, Tomb Raider a déjà connu plusieurs adaptations sur grand écran en compagnie d’Angelina Jolie. Après le reboot de la série de jeux vidéo, le cinéma emboîte le pas avec une nouvelle actrice dans le rôle de la célèbre Lara Croft, ici jeune exploratrice en quête de réponses.

Sept ans après la disparition de son père, Lara Croft (Alicia Vikander) hérite d’un artefact de son père et y trouve la clé d’une pièce secrète. Dans cette pièce son père y a réuni le fruit de ses recherches : des antiquités mais surtout une enquête autour de la légende de la maudite reine Himiko qui aurait été enfermée sur l’île de Yamatai au sud du Japon. Craignant que la malédiction soit réelle, il cherchait à empêcher une organisation qui se fait appeler la Trinité de mettre la main dessus. Lara Croft va reprendre ses travaux et partir à Yamatai, tant pour comprendre comment est disparu son père que pour voir de ses propres yeux si la légende disait vrai.

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First Blood

Fortement inspiré par le reboot de la série de jeux vidéo en 2013, ce nouveau film Tomb Raider emprunte inévitablement de nouveaux éléments du jeu de Crystal Dynamics. Avec une identité plus marquée, l’héroïne apparaissait plus jeune, aux prémices de la légende. Simple étudiante, elle partait en exploration avec des amis avant de se retrouver piégée sur une île maudite.
Le film reprend donc quelques éléments du jeu, notamment l’île elle-même : Yamatai, une île perdue de l’archipel japonais où se trouverait la dépouille de la Reine solaire Himiko. Pour autant le film va rapidement s’écarter du jeu et ne conserver que quelques noms et visuels pour offrir une aventure inédite à l’héroïne. Ici Lara Croft va vers cette île pour retrouver la trace de son père, disparu depuis sept ans, mais va vite se retrouver aux prises avec une organisation paramilitaire qui cherche depuis des années la dépouille de Himiko. Un prétexte pour offrir à Lara Croft une aventure quasi-initiatique, confrontée à ses plus grandes peurs, et qui va naturellement les surmonter pour atteindre son objectif. Une structure finalement similaire au jeu de 2013, mais le film a le bon goût d’éviter de singer le jeu et offre des scènes originales tout à fait réussies. Si le réalisateur s’est amusé à rendre hommage au jeu avec la scène du bateau dans la tempête par exemple, il nous offre aussi des passages importants pour la construction du personnage. Je pense surtout à la scène, en pleine nuit, où elle est contrainte de se défendre face à un agresseur. Une scène hyper violente qui aboutira à un meurtre, mais une scène parfaitement maîtrisée par le réalisateur Roar Uthaug tant il est parvenu à capter l’aspect le plus « sauvage » de l’acte : Lara Croft sait se battre, mais c’est une personne qui ne l’a jamais fait en dehors d’un ring de boxe. Alors au contraire de beaucoup de films d’action, tuer quelqu’un n’est pas une évidence pour elle.

Le personnage de Lara Croft connaît donc une évolution brutale sur cette île, une île dite « maudite » qui ne laisse personne repartir. Une évolution que le réalisateur montre avec beaucoup de réussite dans la première partie du film. Et l’actrice Alicia Vikander y est aussi pour beaucoup. Au-delà des similarités physique avec la Lara Croft des jeux vidéo, elle montre que ses mois de préparation pour le personnage ont eu un véritable intérêt. Non seulement elle impressionne par ses facultés physique, mais aussi par sa manière de porter le personnage d’un bout à l’autre du film avec justesse. Au contraire de Angelina Jolie (à qui elle sera inévitablement comparée) dans les anciens films adapté de la licence Tomb Raider, elle ne m’a pas semblé vouloir « imiter » les mimiques du personnage, proposant plutôt sa propre interprétation. Elle donne vie au personnage, même si elle n’en reste pas moins prisonnière d’un film qui ne va pas éviter les écueils habituels du genre.

Exploring the Island

Car si j’ai essentiellement parlé de la première partie du film, c’est parce que le reste est beaucoup moins intéressant. La deuxième partie offre une scène emblématique du personnage, celle de l’exploration d’une « tombe », néanmoins on se retrouve vite dans de l’action assez classique et des grands complots qui le sont encore plus. Le film n’étonne jamais vraiment, bien que le réalisateur ai choisi de s’écarter de l’histoire du jeu, il propose au final quelque chose d’assez semblable dans la manière d’aborder l’aventure. L’essentiel du film tient à l’héroïne et le principal antagoniste incarné par l’excellent Walton Goggins. Pour le reste, les personnages secondaires sont assez oubliables et la musique ne se fait jamais trop remarquer.

Si Tomb Raider a quelques coups d’éclats, le film est aussi le plus souvent trop classique et rate l’occasion d’emmener la licence sur de nouvelles idées. Cependant Roar Uthaug nous livre tout de même un film d’action efficace, avec quelques scènes inspirées et une héroïne qu’on a très envie de revoir rapidement.

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