Rick & Morty – Les aventures de M. Boîte à caca, un spin-off aussi surprenant que rafraîchissant

Cela fait plus d’un an que le label Hi Comics (éditions Bragelonne) a ouvert ses portes, en amenant dans nos contrées la série Rick & Morty, alors que le dessin animé prend son temps avant de refaire surface. Quelques tomes plus tard, on nous sert cette année un spin-off sous-titré « Les aventures de M. Boîte à caca« , sorti initialement aux Etats-Unis sous le nom « Lil’ Poopy Superstar ».

M. Boîte à caca a des problèmes et a besoin d’un coup de main. Summer est prête à l’aider, alors qu’elle vient de se lamenter sur le fait que son grand-père Rick préfère toujours partir à l’aventure avec Morty. L’occasion de partir dans l’espace et découvrir la planète où vivait M. Boîte à caca.

Mr. Poopybutthole

M. Boîte à caca est un personnage récurrent de la série télévisée, brisant parfois le quatrième mur, c’est un personnage absurde à l’enthousiasme débordant, jusqu’au terrible jour où il est tué par Beth. Enfin, tué… Le comics lui donne une nouvelle vie à la surprise de toute le monde, embarquant Summer -la sœur de Morty- pour en faire l’héroïne d’une aventure franchement rafraîchissante. Explorer le monde de Rick & Morty sans ses héros est un choix intéressant, en mettant d’autant plus Summer en avant, un personnage qui a pris ses marques dans l’univers de la bande dessinée où elle a déjà bénéficié de quelques histoires sympathiques qui mettaient en scène ses déboires amoureux ou son rêve d’aventure. M. Boîte à caca est lui un personnage plus curieux, et sans trop dévoiler l’intrigue, apparaît sous un nouveau jour dans ce spin-off en nous amenant sur sa planète d’origine. L’absurde est au centre de l’aventure écrite et dessinée par Sarah Graley, qui donne un ton différent de la série principale en s’éloignant de la nocivité de Rick et sa relation conflictuelle avec Morty pour plutôt nous raconter Summer, ses rêves d’aventures et de vie palpitante, et les petits secrets de M. Boîte à caca dont l’histoire est toujours restée énigmatique dans la série animée. Sa « résurrection » est aussi absurde que les raisons qui l’ont poussé à quitter sa planète, dans l’urgence, et leur aventure va finir par les mener vers une prison ou un bal de promo.

Je dois avouer que l’idée d’un spin-off m’enchantait particulièrement, les comics Rick & Morty ayant eu tendance ces derniers temps à tourner en rond, la faute à des blagues qui peinent parfois à se renouveler malgré quelques bonnes idées du côté des aventures (comme les histoires de gangsters intergalactiques du tome 4). Ici Rick et Morty sont mis de côté, même s’ils ont leur rôle à jouer, et Summer devient l’héroïne d’une série qui n’a pas toujours laissé beaucoup de place à ses personnages secondaires. Les références sont toutefois nombreuses, tant à Rick que Summer mime allègrement en prenant sa place, que dans la dynamique qui s’installe entre elle et le curieux petit personnage. Sarah Graley forme un duo qui rappelle celui qui porte la série depuis le début, en profitant toutefois des spécificités de ses personnages pour offrir une aventure plutôt touchante, souvent drôle, et particulièrement rafraîchissante.

Rick_&_Morty_Les aventures de Boîte à caca_Critique (2).jpg
© Sarah Graley, Rick & Morty – Les aventures de M. Boîte à caca, éditions Bragelonne – Hi Comics

Un bal de promo pas comme les autres

Entre la grande évasion d’une prison et le bal de promo dont rêvait Summer, Les aventures de M. Boîte à caca multiplient les situations sous la patte de Sarah Graley, qui met en avant la valeur de l’univers de Rick & Morty. Si la série de comics, comme le dessin animé, a longtemps tenu sur la relation qui unit le grand-père et le petit-fils, ce spin-off montre le potentiel de son univers sans avoir à se reposer sur le cynisme du héros et la naïveté de son petit-fils. Le style de Sarah Graley aux dessins apporte d’ailleurs quelque chose de nouveau à la série, plus « rond » et plus porté sur des expressions véritablement cartoonesque. Que l’on aime ou pas, elle marque l’image de son empreinte et donne un vrai caractère à son spin-off.

C’est un spin-off particulièrement séduisant qui s’offre à nous : bal de promo, prison intergalactique et fanatisme, les aventures de M. Boîte à caca écrites par Sarah Graley amènent quelque chose de frais et d’inattendu pour Rick & Morty, mettant en avant un univers généreux qui dépasse son duo de héros habituel. Une lecture sympathique et une valeur sûre pour passer un bon moment, en attendant le dessin animé qui fera son retour en fin d’année.

Critique réalisée à partir d’un exemplaire envoyé par les éditions Bragelonne – Hi Comics.

Publicités

Donner votre avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.