La folle histoire de Max et Léon, un périple improbable pendant la guerre

La Folle Histoire de Max et Léon est le premier long-métrage créé par les auteurs du Palmashow. Réalisé par Jonathan Barré, le film suit les aventures de deux personnages lâches et immatures pendant la seconde guerre mondiale.

Max (David Marsais) et Léon (Grégoire Ludig) sont deux amis d’enfance réputés pour leur fainéantise et immaturité. Alors que la guerre éclate en 1939, ils sont contraints de rejoindre les rangs de l’armée malgré toutes leurs tentatives de se faire réformer. Ils y découvrent la violence et la réalité de la guerre, et lorsque la défaite française se profile ils fuient dans l’idée de retourner chez eux, à Mâcon. Mais sur leur chemin, la faute à un sens de l’orientation défaillant et des actions tout à fait maladroite, ils se retrouvent tour à tour en Angleterre, en Syrie ou encore dans un camp de prisonniers. Max et Léon devront mobiliser toutes leurs compétences pour s’en sortir et rentrer chez eux, coûte que coûte.

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Une comédie sans limite

Entre lâcheté et idiotie, Max et Léon ne brillent pas par leurs personnalités : considérés comme les fainéants du village, ils sont les premiers à chercher toutes les petites combines pour se faire réformer alors que la guerre vient d’être déclarée. Mais malgré eux, ils vont se retrouver au centre d’opérations incroyables, les faisant passer pour des héros de guerre, spécialistes de l’infiltration. Sur leur chemin se trouve une multitude de personnages loufoques, qu’ils soient du bon ou du mauvais côté, s’amusant de cette époque désormais bien lointaine. L’humour noir est de mise, à l’image de la parodie de la publicité Carglass où ici l’employé se vante de faire un impact de la taille d’une pièce de deux francs dans la tête des juifs qu’il rafle, mais le film reste bienveillant en tournant en dérision tout le monde avec quelques clins d’œil à l’actualité. Son rythme effréné et ses personnages sympathiques font de La folle histoire de Max et Léon un film particulièrement sympathique, le genre de film que l’on regarde entre amis pour finir la soirée avec quelques blagues un peu vaseuses et des situations absurdes.

Super soldats et surtout super maladroits, Max et Léon font rire tant par les situations qu’ils traversent que par leur humanité, ils portent un regard naïf sur la guerre et complètement déconnecté de cette dure réalité, avec comme seul objectif de vie de retourner chez eux pour ouvrir leur propre bar. Parfois héros et souvent victimes, les deux compères font finalement honneur à leur village en se trouvant dans tous les bons coups pour donner un coup de main à l’armée française, puis la résistance.

Les habitudes du Palmashow

Le duo comique du Palmashow fonctionne toujours aussi bien, David Marsais et Grégoire Ludig reprennent des éléments des personnages qu’ils ont créés pour leurs sketchs de l’époque afin de proposer cette fois-ci des personnages entiers, pleins de références à d’anciens rôles et proches de ce qui faisait le charme de la série Very Bad Blagues. A leurs côtés on retrouve également d’excellents rôles, comme celui interprété par Bernard Farcy, un collabo de Vichy prénommé Célestin, ou encore le militaire opportuniste Pichon joué par Julien Pestel. On note aussi des apparitions de nombreux acteurs comme Kyan Khojandi, Kad Merad, Florence Foresti, Baptiste Lecaplain, Simon Astier ou encore Monsieur Poulpe. Les créateurs du Palmashow ont su s’entourer de très nombreuses personnalités pour proposer un espèce de melting-pot de tout ce qui fonctionnait bien dans leurs sketchs, et qui réussit plutôt bien son passage au grand écran.

La folle histoire de Max et Léon nous amène sans grande prétention dans un contexte bien connu, qui a déjà fait l’oeuvre d’innombrables comédies françaises. Mais grâce à cette petite touche d’humour noir et d’absurde qui fait la qualité du Palmashow, j’ai passé un excellent moment devant ce film. Pourtant les pièges étaient nombreux, car ce qui fonctionnait dans leurs sketchs pendant quelques minutes aurait pu tomber à l’eau pendant un film d’une heure et demi. Mais c’est réussi, et les sketchs tout au long du film ne cessent de se renouveler pour proposer du rire à chaque instant, permettant aux fans du duo de s’y retrouver, alors que ceux qui n’aimaient pas le Palmashow n’aimeront pas plus ce film.

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