Carnet de voyage #4 : Tokyo l’originale

Dernière étape de mon voyage au mois de juillet : Tokyo. Contrairement à la Corée du Sud, je n’y avais jamais mis les pieds, alors la découverte était totale. Pendant dix jours, j’ai exploré la ville, émerveillé.

C’est après un court vol de 2h que j’arrive en terre tokyoïte le 17 juillet, du côté de l’aéroport Haneda. Après un trajet encore plus court en métro, on arrive dans notre quartier de résidence autour de la station Gotanda. Un quartier où les restaurants et bars sont nombreux, mais où il n’y a pas grand chose de plus à voir. Heureusement, la station se trouve sur la « Yamanote Line », une ligne de métro qui forme un cercle au sein de Tokyo et permet d’accéder aux principales zones touristiques et de divertissement. Après deux semaines de visites en Corée du Sud sous une chaleur étouffante, je dois avouer que la fatigue commence à se faire sentir et je me dis que les dix petits jours à Tokyo vont être compliqués. Mais l’enthousiasme permet d’aller de l’avant, malgré une journée où je resterai à l’appartement, malade.

Ces dix jours à Tokyo ne m’ont pas permis de me déplacer dans d’autres villes, d’abord par manque de temps, mais aussi par un budget plus restreint. Se déplacer au Japon coûte extrêmement cher au contraire de la Corée du Sud, y compris même au sein de la mégalopole japonaise puisque le métro coûte deux à trois fois plus cher qu’en Corée du Sud. Alors entre ça et les restaurants qui eux aussi coûtent bien plus cher, on se dit qu’il faudra maîtriser le budget après deux semaines à dépenser sans compter. Mais bon, ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours du mal à résister.
Pour la première visite du séjour, Shibuya était incontournable. Entre son « Shibuya Crossing » emblématique (mais si vous savez, les passages piétons qui se croisent), ses écrans géants et nombreux magasins rappellent le Time Square new-yorkais, en plus ordonné. C’était aussi l’occasion d’aller voir la statue de Hachiko, ce chien légendaire qui aurait attendu son maître tous les jours à la station de métro de Shibuya, y compris après sa mort. Cette histoire a d’ailleurs inspiré un film américain sorti il y a quelques années. Et puis je dois avouer que ce chien n’est pas étranger au pseudo que j’utilise depuis des années sur les réseaux sociaux, « Hachimon ».

Le quartier de Shibuya bouge énormément : les « salarymen » (tous ces fameux travailleurs japonais en costume qui se pressent comme des fourmis dans les stations de métro) côtoient une jeunesse plus créative et libérée, dans de nombreux centres commerciaux et magasins en tout genre. On y trouve aussi d’excellents restaurants, des Izakaya (une sorte de pub japonais, très traditionnel) ou encore quelques bars plus classiques. Je dois avouer m’être beaucoup baladé dans ce quartier pour ma mère, devenue addict à la tour « 109 », un centre commercial essentiellement composé de marques qu’on ne trouve qu’au Japon. Mais c’était aussi l’occasion d’aller du côté du Tower Records, un immense magasin de musique qui me rappelait une époque de mon adolescence où je ne jurais que par le rock japonais et les chansons d’anime.
Shibuya m’a aussi permis de découvrir un excellent Izakaya, recommandé par un ami et fondateur de Capcorée (dont je vous parlais dans mon premier carnet de voyage à Séoul) : le « Teppen Onna Dojo ». Une ambiance unique où les serveurs crient et chantent à chaque fois qu’un éventuel client passe devant, ou criant en coeur « Kampai » lorsque l’on trinque. Alors ce type d’établissement, interdit aux mineurs en raison de l’alcool qui y est servi, est extrêmement chaleureux et bon enfant, mais la note monte très vite et il faudra veiller à ne pas trop abuser des « yakitori » (brochettes) et différents cocktails. Mais bon, c’est les vacances, et ils sont si charmants que j’y retournerai sans hésiter si je venais à retourner à Tokyo. Lors de notre départ en fin de soirée, ils nous montrent une assiette où ils ont dessiné nos visages.

Bien entendu, Tokyo c’est aussi cette ville qui a fasciné toute une génération abreuvée aux mangas et jeux vidéo. Pour réaliser ce rêve, ou plutôt plonger dans une forme de nostalgie, rien de tel qu’un tour du côté de Akihabara. Gigantesque quartier où les magasins d’électronique, de mangas, de figurines et de jeux vidéo sont extrêmement nombreux. Les façades des immeubles sont recouverts de gigantesques affiches des derniers anime et jeux vidéo à la mode, tandis que l’on peut aller se détendre dans un Club SEGA (parmi les dernières salles de jeu arcade) entre deux achats. Les rues sont bondées, on est arrêtés toutes les trois minutes par des jeunes femmes qui nous incitent à les rejoindre dans un des nombreux maid café, et on se rend vite compte qu’on trouvera difficilement plus touristique que ce quartier. Pour dire la vérité, j’ai plus souvent entendu parler français que japonais à Akihabara. On connaît l’amour des français pour le manga, et ça se confirme dans un quartier qui en fait rêver plus d’un, étape obligée pour les dizaines de milliers de français qui vont à Tokyo chaque année.
Comme les maid café ne m’intéressent pas, et dans la mesure où le Gundam Café était bondé, je me suis finalement ressourcé dans le AKB48 Café… Un lieu à l’honneur d’un girls band local. A défaut d’être un lieu qui m’attirait vraiment, les boissons ont le mérite d’être assez peu chères (chose rare à Tokyo) et on y découvre tout un univers où le culte de la personnalité de ces quelques jeunes femmes est poussé à son paroxysme. Par exemple, leurs tenues de scène y sont exposées, tandis que tous les écrans diffusent en boucle leurs clips, et de courtes séquences où elles goûtent les desserts proposés dans le café pour nous dire à quel point c’est excellent. De plus, pour chaque commande vous avez droit d’emporter chez vous un sous-verre à l’effigie d’une des membres du groupe. Fabuleux ! Avec ça, je vais pouvoir briller lors de la prochaine soirée chez moi, à Orléans.

L’autre chose que je souhaitais voir à Tokyo, c’était Kabukicho. Le « quartier chaud » de Tokyo où les bars à hôtesse se font extrêmement nombreux. Mais l’intérêt principal pour moi résidait dans le fait que ce lieu sert de décor à une de mes licences de jeux vidéo favorites, la série des Yakuza. Ces jeux où l’on découvre l’histoire épique d’un membre de la pègre japonaise reproduit fidèlement ce quartier qui a longtemps été le lieu préféré des criminels japonais. Aujourd’hui il est devenu une véritable attraction touristique la journée, tandis que le soir il se transforme en « quartier rouge », mais sans jamais être dangereux. C’était un plaisir de le découvrir, et de voir à quel point le jeu vidéo a su être fidèle à la réalité en reproduisant quasiment à l’identique chacune des rues de Kabukicho. Et puis, la cerise sur le gâteau c’est l’immense tête Godzilla qui sort de l’Hôtel Gracery. Si jamais l’envie vous prend de découvrir ce lieu, il se trouve à deux pas de la station de métro de Shinjuku. Un quartier bien connu mais pas forcément très intéressant, dans la veine de Shibuya : on trouve dans les deux les mêmes magasins, à quelques exceptions.

Tokyo c’est aussi une histoire, et une culture particulière. Le quartier de Asakusa, un peu plus éloigné, vous permet de vous balader dans des ruelles où les vendeurs de souvenirs sont nombreux, mais aussi et surtout dans un lieu où vous pourrez découvrir le temple de Senso-ji, absolument sublime. J’ai pris énormément de plaisir à me balader dans ce lieu, où la sérénité du temple tranche avec la foule qui se presse dans le marché Nakamise-dori. Malheureusement une bonne partie était en rénovation lors de ma visite, alors je compte bien y retourner un jour pour le découvrir entièrement.

Et enfin, je terminerai cette visite tokyoïte en vous parlant d’un dernier lieu qui m’a marqué : le parc Yoyogi et le sanctuaire Meiji-Jingu en son cœur. D’un incroyable calme alors qu’il se trouve au centre de Tokyo, le parc offre un moment de détente bienvenue après une balade mouvementée dans les rues bondées de Harajuku, le quartier « original » où les styles vestimentaires très particuliers se montrent au grand jour (et où vous pourrez aussi déguster les délicieuses crêpes japonaises en cornet). Au sein du parc on peut simplement se reposer, se balader ou découvrir un pan de l’histoire du Japon avec le fameux sanctuaire. Des son immense porte à l’entrée du parc est imposante et vous donne le sentiment d’être téléporté dans un monde complètement différent. Probablement mon moment préféré à Tokyo tant cet environnement est séduisant.

Tokyo a donc été une expérience très particulière : ne connaissant presque rien, mis à part ce que des amis m’en ont dit, j’ai probablement moins pris le temps d’explorer et de découvrir des lieux moins touristiques. Mais c’était un plaisir de voir tous ces célèbres quartiers de Tokyo où les ambiances sont à chaque fois très différentes. Si je dois avouer m’être bien mieux senti en Corée du Sud, où l’ambiance me semble plus chaleureuse que l’austérité japonaise, j’ai aimé ces quelques jours à Tokyo et espère bien pouvoir y retourner un jour. Rien que pour retourner dévaliser Akihabara une nouvelle fois, et voir le temple Senso-ji dans de meilleures conditions. Mais aussi, j’aimerais pouvoir parcourir le Japon, mais cela représente un coût important.
Dans tous les cas, le retour à la réalité a été difficile : après près d’un mois en Asie orientale, j’ai pris des habitudes et un mode de vie qui est plus difficilement applicable en France. L’habitude des rues propres et des gens souriants s’est vue opposer, dès mon arrivé, la mauvaise humeur parisienne et la saleté de son aéroport. D’ailleurs, à l’arrivée à Roissy-Charles de Gaulle, un problème au niveau des tapis provoque un retard de trente minutes pour récupérer nos bagages. Pas de doute, on est bien rentré en France.

Sur ce, le blog reprendra petit à petit un rythme normal, on reparlera cinéma, séries et peut-être même de comics dans les jours à venir !

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