Spider-Man : Homecoming, il faut sauver le soldat Parker

Nouvelle sortie de l’univers cinématographique Marvel, cet énième reboot de l’Homme araignée vise à continuer l’introduction du fameux super-héros dans l’univers partagé. Après une première apparition dans Captain America : Civil War, on le voit ici seul à l’oeuvre alors qu’il découvre ses pouvoirs.

Quelques semaines après les événements de Civil War, Peter Parker (Tom Holland) utilise le costume qui lui a été offert par Tony Stark/Iron Man (Robert Downey Jr.) pour aider les gens dans son quartier. Mais il tombe par hasard sur des braqueurs qui utilisent des armes étranges, l’occasion pour lui d’enfin faire ses preuves en attrapant un gros poisson…

SpiderManHomecomingCritique (2)

I believe I can fly

Le voilà : le troisième reboot de Spider-Man. Après les films de Sam Raimi avec Tobey Maguire et celles de Marc Webb avec Andrew Garfield, Sony et Marvel Studios sont parvenus à un accord pour faire entrer l’Homme araignée dans l’univers cinématographique de la Maison des Idées. Une perspective séduisante pour les fans de la licence, mais qui impliquait une nouvelle origin story pour montrer « le Spider-Man de Marvel ». Si Kevin Feige, président de Marvel Studios, a tenté d’éteindre l’incendie en prétendant que ce film ne montrerait pas les origines du héros, nous évitant ainsi un énième meurtre de « l’oncle Ben » et une piqûre d’araignée, force est de constater que l’on a bien affaire à une origin story. Il est vrai qu’ici Spider-Man possède déjà ses pouvoirs et les as déjà utilisés au cours d’une bataille relativement importante (voir le film Civil War). Mais au moyen d’un subterfuge que l’on a vu arriver à des kilomètres, le très jeune super-héros va se retrouver démuni et contraint de se débrouiller seul, avec pour seul allié son copain geek et son costume confectionné avec les moyens du bord.
Alors faute de pouvoir nous raconter comment « Spidey » a obtenu ses pouvoirs, le réalisateur Jon Watts va nous montrer ici comment l’Homme araignée est devenu un héros, un vrai, et comment il va comprendre que « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ».

Mais entre temps, on découvre plutôt un Peter Parker qui tente de concilier sa vie de lycéen et celle de justicier. Amoureux de Liz Allen (Laura Harrier), il passe plus de temps à l’admirer qu’à travailler, attendant de rentrer chez lui pour reprendre ses activités de super-héros. A ses côtés on trouve Ned (Jacob Batalon), son copain geek très caricatural. Mais surtout, Iron Man, la figure de mentor du nouveau Spider-Man, qui va l’aider à s’affirmer et surtout l’équiper avec un nouveau costume. Toute cette fine équipe se pose dans un teen movie assez classique où les rebondissements n’en sont pas et où le héros peine à devenir celui qu’on connaît. On saluera tout de même la personnalité de Peter Parker, assez proche des comics et probablement plus fidèle à ce que l’on peut connaître de Spider-Man, contrairement aux précédents films qui prenaient beaucoup plus de libertés sur sa personnalité.
Au cours de cette quête initiatique le héros va devoir affronter Adrian Toomes (Michael Keaton), aussi connu sous le nom du Vautour, un ennemi classique de l’Homme araignée qui trouve là ses origines dans le désastre causé par l’invasion extraterrestre du premier film Avengers. Chef de chantier, il a vu la reconstruction de New York, le chantier qui aurait pu lui permettre de mettre sa famille à l’abri, lui échapper au profit d’une société dirigée par Tony Stark. Un épisode douloureux de sa vie qui va le faire pencher du côté de la criminalité. Le Vautour est un personnage extrêmement raté : non seulement à cause de la piètre prestation de Michael Keaton, mais aussi car on ne croit jamais à ses motivations.

No Vault of his own

L’équilibre est donc difficile à maintenir pour le film, à l’image de la vie du jeune héros. Tantôt film pour ado extrêmement caricatural (et la prestation de Zendaya, héroïne Disney au personnage peu passionnant n’y est pas étrangère), tantôt film de super-héros, Spider-Man : Homecoming ne parvient jamais à être très bon dans l’un ou l’autre. Pire, je ne retiens finalement du film que le héros, proche de l’idée que je m’en fais et qui propose deux ou trois scènes extrêmement jouissives. Ses blagues tombent plutôt bien et apportent une légèreté bienvenue à un héros qui a toujours été traité trop sérieusement. Mais ça ne suffit malheureusement pas, d’autant plus que la réalisation de Jon Watts se perd parfois un peu, à l’image de l’affrontement sur l’avion, quasiment illisible pour le spectateur.

Alors oui, ce reboot était nécessaire pour l’univers cinématographique Marvel, et en tant que fan de Spider-Man, j’étais extrêmement impatient de découvrir de nouveau film. Malheureusement, si le personnage est réussi, tout le reste est très limite et sonne parfois comme une mauvaise blague. L’antagoniste est très mal traité tandis que le quotidien de Peter Parker se limite à une succession de clichés pas franchement bienvenus. Bref, bien qu’il soit tout à fait divertissant, Spider-Man : Homecoming m’a beaucoup déçu.

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