BoJack Horseman – Saison 3, en quête de l’Oscar

La série d’animation de Netflix, BoJack Horseman, est de retour dans une troisième saison. Cette satire d’Hollywood, dans un monde où les humains et des animaux anthropomorphes cohabitent, parle d’un cheval, véritable star déchue de la télévision, qui tente de remonter la pente.

BoJack est toujours cet alcoolique aux tendances dépressives que l’on a découvert dans les précédentes saisons. Mais après des années à essayer de se détacher de l’image de l’acteur de sitcom qu’il avait à cause de sa série Galipettes en famille dans les années 1990, il est enfin à l’affiche d’un film important, Secretariat. C’est avec l’aide de la publicitaire Ana Spanikopita que BoJack va se lancer dans la course à l’Oscar, une récompense qui lui permettrait de devenir l’acteur à succès dont il rêve.

Campagne pour l’Oscar

BoJack va donc se lancer dans une véritable campagne pour remporter le trophée. Interviews, avant-premières et soirées en compagne des membres de l’Académie, tout est mis en œuvre par la publicitaire qui a réussie à le convaincre qu’il a une chance de gagner face aux plus grands acteurs. Secretariat est le rôle de sa vie et il doit saisir sa chance.
A côté, l’acteur un peu barré M. Peanutbutter et l’auteur Diane font face à une crise dans leur couple, l’agente Princess Carolyn voit sa société couler peu à peu tandis que Todd a une idée lumineuse et fonde son entreprise. Tous les personnages que l’on a découvert quelques années plus tôt ont donc évolué et font face à de nouveaux problèmes, sur fond de dépression et d’humour cynique.

Cette troisième saison apporte pourtant un vent de fraîcheur, ne se reposant pas sur des réflexions et un humour dépressif comme la première et surtout, la deuxième saison, avaient pu le faire. La campagne pour l’Oscar est un fil rouge intéressant en forme de critique toujours du star system qui a créé l’alcoolique BoJack. Comme la publicitaire le dit, la performance de l’acteur n’a strictement aucun intérêt et c’est plutôt sa capacité à séduire les membres de l’Académie qui lui permettra ou non de ramener la statuette. Du coup on retrouve cet anti-héros dans des situations nouvelles, forcé de faire bonne figure devant le « grand monde » pour être enfin pris au sérieux par une industrie qui le voit encore comme un acteur de sitcom raté. Mais les choses ne se passent pas comme prévu, et les événements improbables vont comme d’habitude s’enchaîner au milieu d’une crise existentielle.

Alcool et déboires

Là où la saison trois frappe fort, c’est par sa capacité à nous livrer quelques épisodes très forts et marquants qu’il manquait peut-être à la saison précédente. Impossible d’oublier l’épisode 2 par exemple, qui est terriblement drôle. Il s’agit d’un flashback en 2007 alors que la plupart des personnages ne se connaissent pas encore. Les références de l’époque se succèdent (qu’il s’agisse de pop culture ou de mode du moment) et on ne peut s’empêcher de rire en repensant à tout ça. Il y a aussi l’épisode 4, où BoJack est contraint d’assurer la promotion de son film dans un festival sous la mer, le faisant tomber dans une aventure improbable avec un hippocampe. Mais ce n’est pas les seuls épisodes, j’ai aussi adoré celui où M. Peanutbutter raconte ses déboires à la cérémonie d’annonce des nommés pour les Oscars.
Mais BoJack Horseman ce n’est pas que des histoires drôles, c’est surtout des personnages très humains (malgré leurs apparences) qui tentent chacun de se construire malgré leurs nombreux défauts et les obstacles qu’ils constituent. Ces personnages sont véritablement incarnés par les acteurs qui font leurs voix, à l’image de Will Arnett (BoJack) reconnaissable parmi des milliers, et qui constitue à lui seul une raison valable pour regarder cette série tant son interprétation du cheval alcoolique est géniale. On peut citer Paul F. Tompkins, la voix d’un M. Peanutbutter à mourir de rire, ou bien Aaron Paul qui fait la voix de Todd, le meilleur ami et colocataire (forcé) de BoJack. Tous ces acteurs ne sont pas là par hasard puisque les personnages sont à leur image, à la fois dingues et sincères.

BoJack Horseman pour sa troisième saison parvient encore à séduire et à surprendre. Avec l’arrivée de nouveaux personnages et une intrigue qui évolue dans le bon sens, cette série n’est plus uniquement l’histoire d’une dépression. L’humour pince-sans-rire et le cynisme général de la série fait qu’on n’explose pas de rire à chaque scène, mais les dialogues ont une portée intéressante et à la fin de cette saison on n’a qu’une seule envie : la suite. Dans tous les cas, je ne peux que vous conseiller cette troisième saison (et les autres si vous ne les avez pas vus), à regarder en version originale pour ne pas perdre une miette des performances des acteurs.

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